Objectif

Ce cours constitue une introduction aux maîtres de la philosophie occidentale de l’antiquité à la modernité. Il propose à l’étudiant·e une initiation à la pensée philosophique occidentale et la découverte des figures emblématiques de la philosophie par une lecture critique de textes représentatifs.

Contenu

Le cours débute par un bref survol des idées générales caractérisant la démarche propre à la philosophie et propose par la suite une incursion dans l’univers fascinant des maîtres de la pensée occidentale.

Des figures emblématiques et des écoles de la tradition philosophique occidentale telles les présocratiques, Socrate, Platon, Aristote, les stoïciens, les épicuriens, Descartes, Spinoza, Leibniz, Voltaire, Diderot, Condorcet, Rousseau, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche, Kierkegaard, Heidegger, Sartre constituent le sujet de notre analyse. La confrontation avec des textes représentatifs de leurs œuvres permettra d’en dégager les questions, les problématiques et les concepts-clé propres à la réflexion philosophique.

Bibliographie

  • Hadot P,. Qu’est-ce que la philosophie antique ? Paris, Folio, 1995.
  • Dumont J.-P., Les écoles présocratiques, Paris, Folio, 1991.
  • Platon, Apologie de Socrate, GF Flammarion, Paris, 2017.
  • Huisman D., Vergez A., Histoire des Philosophes illustrée par les textes, Paris, Nathan, 2010.
  • Bréhier E., Histoire de la philosophie, PUF, 2012.
  • Descartes R., Discours de la méthode, Paris, Gallimard, 1991.
  • Kant E., Qu’est-ce que les Lumières ?, Paris, Larousse, 2013.
  • Nietzsche F., Le Gai Savoir, Paris, Flammarion, 2020.
  • Sartre J.-P., L’existentialisme est un humanisme, Paris, Gallimard, 1996.

Valeur

3 ECTS

Objectif

A partir de l’étude d’un texte classique de la Réforme, l’étudiant·e sera amené·e à :

  • s’initier à la réflexion théologique en se familiarisant avec quelques notions théologiques fondamentales
  • Cerner les enjeux théologiques portés par les affirmations de foi héritées de la tradition chrétienne, notamment celles de la Réforme.

Contenu

Le cours parcourt les principes fondamentaux de la tradition protestante tels qu’énoncés à la Réforme, en cherchant à discerner d’une part ce qui appartient à la structure de la foi et d’autre part ce qui relève de l’héritage religieux et d’un contexte historique et culturel donné. S’appuyant sur une étude suivie de la « Confession helvétique postérieure » (1566) nous mettrons en débat les grandes affirmations de la foi chrétienne tout en étant attentifs à leur réception dans notre société contemporaine. 

Biblio.

  • Bullinger, H. Confession helvétique postérieure (1566) www.het-pro.ch/wp-content/uploads/2017/02/1566-Confession-helvétique-postérieure.pdf [trad. en français moderne]
  • Birmelé, A., Bühler, P., Causse, J-D. & Kaennel, L. Introduction à la théologie systématique, Genève, Labor et Fides, 2008.
  • Gounelle, A, Protestantisme : les grands principes, Lyon, Olivétan, 2008.
  • Gisel P. (dir.), Encyclopédie du protestantisme, Paris, Genève, Quadrige/PUF et Labor et Fides, 2006 (2ème éd. revue, corrigée et augmentée).
  • Léchot P.-O. (dir.), Introduction à l’histoire de la théologie, Labor et Fides, 2018 [notamment chap. V « La théologie protestante à l’âge des confessions (1565-1685) » p. 237 ss.]

Valeur

3 ECTS

Objectif

  • Former à une pratique de la réflexion théologique dialogale et hospitalière, inclusive, culturellement sensible et contemporaine, néanmoins axée sur les grandes affirmations chrétiennes.
  • sensibiliser au fait que le travail théologique s’exerce en interaction avec des contextes sociaux et culturels variés qui en conditionnent les contours.
  • poser les bases d’une praxéologie interculturelle facilitant d’une part l’intégration des membres d’églises de divers arrière-plans socio-culturels et d’autre part les interactions avec la société pluraliste environnante, participant au bien commun.

Contenu

Les sociétés européennes sont caractérisées par une pluralisation religieuse et culturelle croissante. Les Églises protestantes de par leur diversité socio-culturelle, confessionnelle et théologique sont exposées à ces changements sociétaux. Cette situation d’interpénétration des cultures et des religions assortie de fortes affirmations identitaires parfois conflictuelles interroge les catégories traditionnelles de la théologie, quand pluralisation rime avec relativisation des régimes de vérité.

Ce cours, à la jonction entre théologie et sociologie (pratiques sociales et culturelles des Églises), est construit autour de 2 approches dont on présentera les fondamentaux : la théologie interculturelle et la théologie publique. Chemin faisant, sont abordés quelques courants de pensée et de militance contemporains (intersectionnalité, approches post-coloniales, etc.) en examinant comment ceux-ci viennent informer et questionner la compréhension des Écritures et de la tradition chrétienne.

Biblio.

  • Hollenweger W., L'expérience de l'Esprit. Jalons pour une théologie interculturelle, Genève, Labor et Fides, 1992.
  • Miano L., Afropea. Utopie post-occidentale et post-raciste, Paris, Grasset, 2020.
  • Pape François, Fratelli tutti – Encyclique, Paris, Bayard – Cerf – Mame, 2020.
  • Picon R., Tous théologiens, Paris, van Dieren, 2001.
  • Villagrán G., « La théologie publique : une proposition pour donner voix à l’Église dans les sociétés pluralistes », Revue d'éthique et de théologie morale 4-n° 296 – 2017, pp. 45-58.
  • Van Den Toren B. “Intercultural Theology as a Three-Way Conversation Beyond the Western Dominance of Intercultural Theology”. Exchange 44, 123-143.
  • Volf M., A Public Faith. Grand Rapids, Brazos Press. 2011 (trad. française : Foi chrétienne et sphère publique, Nîmes, Vida, 2017)

Pré-requis

Suivre les cours d’introduction à la dogmatique et introduction à l’éthique

Valeur

3 ECTS